Marcel BALTAZARD (1908 - 1971) |
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Après un début
dans le laboratoire de parasitologie d'E. Brumpt à la faculté
de médecine de Paris et un stage à l'Institut Pasteur
de Tunis auprès de Charles Nicolle, M. Baltazard rejoint
G. Blanc à l'Institut Pasteur de Casablanca en 1933. Il
y mène des recherches sur la transmission du typhus, du
sodoku, du spirochète de la fièvre récurrente
et élabore, en 1937 avec G. Blanc, un nouveau vaccin contre
le typhus à partir des déjections de puces infectées
et dont la virulence sur l'homme peut être atténuée.
En 1946, il devient directeur de l'Institut Pasteur d'Iran, dont
il remodèle les structures scientifiques, et organise des
campagnes nationales de vaccinations de masse contre la variole
et la tuberculose.
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En 1947,
en milieu rural au Kurdistan, une épidémie de peste
survient malgré l'absence totale de rats sur ces hauts
plateaux. Les recherches montrent la permanence de l'infection
dans ces foyers et le rôle dans cette permanence de la présence
de rongeurs présentant une forte résistance à
l'infection. Il en conclut qu'il faut rechercher le réservoir
vrai de la peste, non plus parmi les espèces sensibles
éliminées par l'infection, mais parmi les espèces
semi-résistantes qui y survivent. Pour faire la preuve
de cette théorie, l'OMS monte une campagne de recherches,
à laquelle l'Institut Pasteur d'Iran est associé.
M. Baltazard
participe également à la mise sur pied d'un programme
d'essais d'un nouveau sérum antirabique, purifié
et concentré (dit hyperimmun) produit aux Etats-Unis. Ces
travaux ont permi de fixer un nouveau mode d'utilisation du sérum
antirabique.
De 1950
à 1957, il est membre du comité d'experts de la
rage de l'OMS, puis, en 1957, membre du comité d'experts
de la peste..
En 1966,
il rentre à l'Institut Pasteur de Paris où il deviendra
chef du nouveau Service d'épidémiologie des maladies
transmissibles, voué à une double activité
de recherche et d'enseignement. Il organise en effet un cours
d'épidémiologie, ouvert aux nouvelles disciplines
telles que l'informatique, continue d'animer à distance
les recherches de son équipe iranienne et poursuit des
programmes de recherches antérieurement mis en place au
Brésil, au Pérou, en Birmanie, en Mauritanie. Il
projette d'étendre ces enquêtes à d'autres
pays, mais décède prématurément en
1971.
Pour
en savoir plus
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Albert CALMETTE (1863 -1933) |
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Le 11
janvier 1891, Albert Calmette, médecin du Corps de Santé
des Colonies et élève du cours de l'Institut Pasteur,
embarque sur le paquebot Natal à destination de Saigon
pour y créer le premier Institut Pasteur hors de France.
Il entreprend
d'étudier l'adaptation de la préparation du vaccin
contre la variole sur le bufflon, et l'amélioration du
vaccin contre la rage.
Parallèlement,
il poursuit des recherches sur les venins de serpent, qui aboutirent
au traitement des morsures de serpent par le sérum antivenimeux.
De retour
en France, en collaboration avec Guérin, il met au point
en 1921 le vaccin antituberculeux (BCG). Son nom restera attaché
à cette oeuvre maîtresse.
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Georges GIRARD (1888 - 1985) |
Médecin
des troupes coloniales, Georges Girard part pour Madagascar en 1917
où il prend la direction de l'Institut Pasteur de Tananarive.
Il y restera jusqu'en
1940.
Sur la grande
île, la peste faisait des ravages depuis 1898. En 1932, Girard
et Robic mettent au point une préparation vaccinale à
partir d'une souche isolée ayant perdu sa virulence initiale.
Avant l'ère
des antibiotiques, les résultats spectaculaires de ce vaccin
font diminuer le nombre des cas de peste de 3500 à moins de 200.

Adrien LOIR (1862 - 1941) |
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Adrien
Loir, neveu de Pasteur, a parcouru mers et océans pour
diffuser les méthodes de son oncle et maître.
En 1886,
Pasteur l'envoie à Saint-Pétersbourg pour y installer
le premier laboratoire antirabique à l'étranger.
Plus tard, Loir quitte la Russie et se rend en Australie pour
éliminer les lapins qui pullulaient sur le continent, au
moyen du virus du choléra des poules.
En 1888,
il introduit le vaccin contre la maladie du charbon (Cumberland
disease). Il part ensuite en Tunisie et y fonde l'Institut Pasteur
en 1893.
En 1902,
il est appelé en Rhodésie dans le cadre d'une mission
de lutte contre la rage, puis son périple se poursuit en
1906 par un séjour au Canada où il montre que la
dourine des chevaux est provoquée par le trypanosome.
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Charles NICOLLE (1866 - 1936) |
En
1903, Charles Nicolle prend la direction de l'Institut Pasteur de Tunis.
Dès son arrivée, il étudie le typhus, un fléau
de l'humanité qui a toujours accompagné les guerres et
les famines.
En 1909, il
découvre le rôle du pou dans la transmission de cette maladie
et instaure une méthode de protection à partir de l'injection
de sérum de convalescent.
Outre cette
contribution majeure, on lui doit la découverte de l'agent de
la toxoplasmose et la mise au point de la culture de l'agent de la leishmaniose.
Au cours de ses nombreuses études, il élabore la notion
d'infection inapparente.
Plus tard, dans
son ouvrage Le destin des maladies infectieuses, il exposera différents
concepts sur l'infinie complexité des microbes.
Pendant trente-trois
ans, Charles Nicolle a accompli à l'Institut Pasteur de Tunis
une oeuvre scientifique et humanitaire considérable. Ses recherches
sur le typhus exanthématique lui ont valu le prix Nobel de médecine
en 1928.

Paul-Louis
SIMOND (1858 - 1947) |
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En 1898,
au cours d'une mission en Inde où la peste était
en pleine recrudescence, Paul-Louis Simond démontre le
mécanisme de transmission de la maladie par les puces :
elles transmettent à l'homme la maladie présente
chez les animaux, le plus souvent des rats.
Après
cette expérience réussie en Asie, Simond part en
mission au Brésil et en Martinique. Il y étudie
la fièvre jaune et confirme que la maladie est transmise
par les moustiques.
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Alexandre YERSIN (1863 - 1943) |
En
1888, Alexandre Yersin, déjà connu pour ses travaux sur
le bacille diphtérique, décide de partir pour l'Indochine
en tant que médecin des Messageries Maritimes.
En 1894, une
effroyable épidémie de peste fait rage à Hong Kong.
Seul et pauvrement installé dans une paillote
édifiée à ses frais, Yersin procède à
l'examen bactériologique des prélèvements effectués
sur des cadavres et découvre le bacille de la peste qui porte
aujourd'hui son nom.
Revenu à
Paris en 1895, il met au point avec Roux et Borrel la sérothérapie
antipesteuse. Il obtient
de Roux de fonder un laboratoire à Nha Trang, où il se
fixe pour étudier les maladies humaines et les épizooties
locales.
Yersin s'intéresse
également à l'agronomie tropicale : il introduit et acclimate
l'arbre à caoutchouc puis l'arbre à quinquina.
En 1905, son
laboratoire devient officiellement l'Institut Pasteur de Nha Trang.