Les grands noms du Réseau

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- Marcel BALTAZARD
- Albert CALMETTE
- Georges GIRARD
- Adrien LOIR
- Charles NICOLLE
- Paul-Louis SIMOND
- Alexandre YERSIN
- Marcel BALTAZARD (1908 - 1971)

Après un début dans le laboratoire de parasitologie d'E. Brumpt à la faculté de médecine de Paris et un stage à l'Institut Pasteur de Tunis auprès de Charles Nicolle, M. Baltazard rejoint G. Blanc à l'Institut Pasteur de Casablanca en 1933. Il y mène des recherches sur la transmission du typhus, du sodoku, du spirochète de la fièvre récurrente et élabore, en 1937 avec G. Blanc, un nouveau vaccin contre le typhus à partir des déjections de puces infectées et dont la virulence sur l'homme peut être atténuée.
En 1946, il devient directeur de l'Institut Pasteur d'Iran, dont il remodèle les structures scientifiques, et organise des campagnes nationales de vaccinations de masse contre la variole et la tuberculose.

 

 

En 1947, en milieu rural au Kurdistan, une épidémie de peste survient malgré l'absence totale de rats sur ces hauts plateaux. Les recherches montrent la permanence de l'infection dans ces foyers et le rôle dans cette permanence de la présence de rongeurs présentant une forte résistance à l'infection. Il en conclut qu'il faut rechercher le réservoir vrai de la peste, non plus parmi les espèces sensibles éliminées par l'infection, mais parmi les espèces semi-résistantes qui y survivent. Pour faire la preuve de cette théorie, l'OMS monte une campagne de recherches, à laquelle l'Institut Pasteur d'Iran est associé.

M. Baltazard participe également à la mise sur pied d'un programme d'essais d'un nouveau sérum antirabique, purifié et concentré (dit hyperimmun) produit aux Etats-Unis. Ces travaux ont permi de fixer un nouveau mode d'utilisation du sérum antirabique.

De 1950 à 1957, il est membre du comité d'experts de la rage de l'OMS, puis, en 1957, membre du comité d'experts de la peste..

En 1966, il rentre à l'Institut Pasteur de Paris où il deviendra chef du nouveau Service d'épidémiologie des maladies transmissibles, voué à une double activité de recherche et d'enseignement. Il organise en effet un cours d'épidémiologie, ouvert aux nouvelles disciplines telles que l'informatique, continue d'animer à distance les recherches de son équipe iranienne et poursuit des programmes de recherches antérieurement mis en place au Brésil, au Pérou, en Birmanie, en Mauritanie. Il projette d'étendre ces enquêtes à d'autres pays, mais décède prématurément en 1971.

Pour en savoir plus


- Albert CALMETTE (1863 -1933)

Le 11 janvier 1891, Albert Calmette, médecin du Corps de Santé des Colonies et élève du cours de l'Institut Pasteur, embarque sur le paquebot Natal à destination de Saigon pour y créer le premier Institut Pasteur hors de France.

Il entreprend d'étudier l'adaptation de la préparation du vaccin contre la variole sur le bufflon, et l'amélioration du vaccin contre la rage.

Parallèlement, il poursuit des recherches sur les venins de serpent, qui aboutirent au traitement des morsures de serpent par le sérum antivenimeux.

De retour en France, en collaboration avec Guérin, il met au point en 1921 le vaccin antituberculeux (BCG). Son nom restera attaché à cette oeuvre maîtresse.

 

Albert Calmette

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- Georges GIRARD (1888 - 1985)

Médecin des troupes coloniales, Georges Girard part pour Madagascar en 1917 où il prend la direction de l'Institut Pasteur de Tananarive. Il y restera jusqu'en 1940.

Sur la grande île, la peste faisait des ravages depuis 1898. En 1932, Girard et Robic mettent au point une préparation vaccinale à partir d'une souche isolée ayant perdu sa virulence initiale.

Avant l'ère des antibiotiques, les résultats spectaculaires de ce vaccin font diminuer le nombre des cas de peste de 3500 à moins de 200.

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- Adrien LOIR (1862 - 1941)
Adrien Loir

Adrien Loir, neveu de Pasteur, a parcouru mers et océans pour diffuser les méthodes de son oncle et maître.

En 1886, Pasteur l'envoie à Saint-Pétersbourg pour y installer le premier laboratoire antirabique à l'étranger. Plus tard, Loir quitte la Russie et se rend en Australie pour éliminer les lapins qui pullulaient sur le continent, au moyen du virus du choléra des poules.

En 1888, il introduit le vaccin contre la maladie du charbon (Cumberland disease). Il part ensuite en Tunisie et y fonde l'Institut Pasteur en 1893.

En 1902, il est appelé en Rhodésie dans le cadre d'une mission de lutte contre la rage, puis son périple se poursuit en 1906 par un séjour au Canada où il montre que la dourine des chevaux est provoquée par le trypanosome.

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- Charles NICOLLE (1866 - 1936)

Charles NicolleEn 1903, Charles Nicolle prend la direction de l'Institut Pasteur de Tunis. Dès son arrivée, il étudie le typhus, un fléau de l'humanité qui a toujours accompagné les guerres et les famines.

En 1909, il découvre le rôle du pou dans la transmission de cette maladie et instaure une méthode de protection à partir de l'injection de sérum de convalescent.

Outre cette contribution majeure, on lui doit la découverte de l'agent de la toxoplasmose et la mise au point de la culture de l'agent de la leishmaniose. Au cours de ses nombreuses études, il élabore la notion d'infection inapparente.

Plus tard, dans son ouvrage Le destin des maladies infectieuses, il exposera différents concepts sur l'infinie complexité des microbes.

Pendant trente-trois ans, Charles Nicolle a accompli à l'Institut Pasteur de Tunis une oeuvre scientifique et humanitaire considérable. Ses recherches sur le typhus exanthématique lui ont valu le prix Nobel de médecine en 1928.

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-Paul-Louis SIMOND (1858 - 1947)
Paul-Louis Simond  

En 1898, au cours d'une mission en Inde où la peste était en pleine recrudescence, Paul-Louis Simond démontre le mécanisme de transmission de la maladie par les puces : elles transmettent à l'homme la maladie présente chez les animaux, le plus souvent des rats.

Après cette expérience réussie en Asie, Simond part en mission au Brésil et en Martinique. Il y étudie la fièvre jaune et confirme que la maladie est transmise par les moustiques.

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- Alexandre YERSIN (1863 - 1943)

En 1888, Alexandre Yersin, déjà connu pour ses travaux sur le bacille diphtérique, décide de partir pour l'Indochine en tant que médecin des Messageries Maritimes.

En 1894, une effroyable épidémie de peste fait rage à Hong Kong. Seul et pauvrement installé dans une paillote édifiée à ses frais, Yersin procède à l'examen bactériologique des prélèvements effectués sur des cadavres et découvre le bacille de la peste qui porte aujourd'hui son nom.

Revenu à Paris en 1895, il met au point avec Roux et Borrel la sérothérapie antipesteuse. Il obtient de Roux de fonder un laboratoire à Nha Trang, où il se fixe pour étudier les maladies humaines et les épizooties locales.

Yersin s'intéresse également à l'agronomie tropicale : il introduit et acclimate l'arbre à caoutchouc puis l'arbre à quinquina.

En 1905, son laboratoire devient officiellement l'Institut Pasteur de Nha Trang.


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