Dans les pays de la ceinture africaine de la méningite, les méningites bactériennes aiguës sont le plus souvent prises en charge dans les formations sanitaires de base, par des personnels de niveau technique modeste et disposant de peu de ressources. Dans de telles conditions, on s’attendrait à ce que les séquelles de méningite, exceptionnellement déclarées, présente une incidence supérieure à celle qu’on observe dans les pays développés. En l’absence de données sur cette question, une étude a été prévue pour étudier la fréquence et la nature des séquelles observées chez les patients atteints de méningite confirmée au Niger et au Burkina Faso.
Le protocole d’étude, revu pour prendre en compte les critiques formulées par le conseil scientifique en 2007, est en cours de finalisation par l’équipe du CERMES et devra ensuite être amendé et finalisé en concertation avec l’équipe AMP. Le design de l’étude est du type exposés (cas de méningite confirmés à méningocoque) versus non exposés (sujets indemnes de méningite). Pour prendre en compte les recommandations du conseil scientifique de mai 2007, la dimension psychique ou psychiatrique des séquelles a été prise en compte et un psychiatre de Niamey a été associé à la préparation du protocole.
La taille d’échantillon est fixée à 150 malades et 150 témoins non exposés. Une des limites possibles de l’étude sera l’incidence des méningites, variable d’une année à l’autre, et qui pourrait être insuffisante pour recruter le nombre de cas attendus.