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Evaluation du risque d'introduction de la fièvre jaune au Cap Vert
Le Cap Vert à connu en 2009 une importante épidémie de dengue de sérotype 3 avec près de 21 000 cas répertoriés dont 4 décès dans un contexte hémorragique. Cette épidémie a concrétisé le risque d’introduction et de transmission efficace d’une arbovirose sur cet archipel. La fièvre jaune fait parti des virus candidats à l’émergence en raison des échanges de population entre les îles du Cap vert et certaines zones d’endémie (Afrique de l’Ouest ; Brésil) et de la présence du moustique Aedes aegypti, vecteur connu des virus de la dengue, du virus Chikungunya et de la fièvre jaune.
Une mission pluridisciplinaire de 15 jours a été organisée par l’OMS suite à une requête du Ministre de la santé du Cap Vert pour évaluer le risque d’introduction et d’endémisation du virus amaril au Cap Vert et proposer les mesures de prévention adéquates.
Le groupe d’experts réunissait un épidémiologiste de l’Institut de veille sanitaire, un épidémiologiste nigérien du réseau Afro de l’OMS, un entomologiste médicale de l’Institut Oswaldo Cruz (Brésil) et un virologiste du Centre National de référence des arbovirus de l’Institut Pasteur. Un bilan des facteurs de risque liés au virus amaril (source d’introduction ; type de cycles possibles…), des capacités de surveillance des maladies infectieuses et des moyens de diagnostic a été présenté au Ministre de la santé à l’issue de la mission. Les principales conclusions restituées font ressortir un risque potentiel mais faible d’introduction de la fièvre jaune ne justifiant pas une campagne de vaccination massive et urgente de la population.
Un programme de vaccination progressif associé à un renforcement du contrôle au frontière à été préconisé. Le maintien des efforts de lutte anti-vectorielle sur le long terme permettra de contenir le risque lié à la fièvre jaune mais surtout l’émergence d’autres arboviroses beaucoup plus probables comme les autres sérotypes de dengue ou encore le celle du virus Chikungunya.
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